À l’aube rouge où le doute s’agenouille devant l’Infini
- BADOU GUEYE

- 12 mai
- 1 min de lecture
À l’aube où luisent les rayons écarlates
À l’heure où psalmodie le coq aux plumes rouges palmes,
Debout, emmuré dans un silence,
Les bras le long du corps,
On murmure des mots doux,
Le front contre sol, humble,
Homme de foi !
L’Infini s’adressa à lui ainsi :
— Est-ce la foi, la prière ?
Ou bien un élan du cœur qui cherche,
Tâtonne, vacille, puis se relève ?
Est-ce l’habitude transmise,
Ou l’intime fêlure qui s’ouvre à l’Absolu ?
Il ne répondit point.
Ses larmes parlaient pour lui.
Et l’aube, rouge comme un cri,
S’épanouit dans ses silences.
— Est-ce la foi, le doute qui persiste ?
Interrogea l’Infini dans un souffle.
Ou la peur vêtue d’espérance,
Qui s’agenouille pour ne pas tomber ?
L’homme, frêle dans sa chair,
Fort de ses fractures anciennes,
Dressait en lui mille chapelles,
Bâties de vertige et d’absence.
Il murmura enfin,
Non pour répondre,
Mais pour dire ce qu’il ignorait :
— Je cherche. Et si je crois,
C’est peut-être pour ne pas me perdre.
Alors le vent leva la poussière,
Comme pour témoigner.
Et le ciel, silencieux,
Accueillit ce doute
Comme une prière vraie.




Quelle plume! profondément spirituel et humain. J’ai particulièrement aimé la manière dont il explore la foi non comme une certitude absolue, mais comme une quête intérieure traversée par le doute, la fragilité et l’espoir. Les images poétiques sont très puissantes, notamment l’aube rouge, le silence et les larmes qui “parlent”. La chute est superbe et bouleversante : elle rappelle que même le doute peut devenir une prière sincère. Un texte à la fois sensible, profond et universel.
Machallah c beau on sent l'émotion sa donne envie de prendre exemple et de se rapprocher de notre seigneur.
J’aime beaucoup votre poème, il est très beau et profond. J’ai trouvé touchant le moment où l’homme cherche et doute devant l’Infini. On sent beaucoup d’émotion dans ses larmes et son silence. Ça m’a fait réfléchir sur le fait que la foi peut être aussi un chemin, pas seulement une certitude."
Très belle production !
Les questions métaphysique surgiront bien évidemment, mais la foi prend toujours le dessus.
Un texte très riche en sa dimension spirituelle.
Magnifique
En Lisant on peut sentir la profondeur spirituelle qui découle d’une philosophie de la foi perçu comme une adhésion ferme de l’esprit et du cœur à une croyance bien déterminée et cette croyance est un quête perpétuel